Agriavis recueille l'avis des agriculteurs sur les matériels, semences et plants, engrais, produits phytosanitaires, services et produits pour les animaux qu'ils utilisent sur leur exploitation
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Bonjour à tous !
Je suis étudiant en logistique à la faculté d'Aix-en-Provence et dans le cadre d'une UE recherche, j'ai choisi de m'intéresser à l'agriculture et plus précisément à la coordination entre les acteurs de la filière notamment entre l'acheteur et l'agriculteur à travers la contractualisation des relations et ces conséquences sur le partage de la valeur ajoutée.
En effet, 6 centrales d'achat font face à plus de 45000 exploitants agricoles, le pouvoir de négociation est du côté des centrales d'achats qui maintiennent une pression sur prix. Le partage de la valeur est complètement déséquilibré en faveur des centrales d'achat et donc des distributeurs comme l'a montré Olivier Mevel dans la filière laitière. Par ailleurs, la remise en question de la PAC semble avoir introduit une plus grande volatilité des prix. Dans une volonté affiché de renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs, le gouvernement français a rendu obligatoire en 2011 la contractualisation sur 3 ans entre l'acheteur et le producteur pour la production laitière et en fruits légumes afin de permettre une plus grande visibilité financière pour les agriculteurs.
Je suis au tout début de mes recherches, mais je pense me diriger vers l'analyse des effets de cette contractualisation rendue obligatoire sur les prix et le partage de la valeur ajoutée. Mais pour mieux connaître le sujet et savoir si je me dirige dans la bonne direction, j'aimerais avoir l'avis d'agriculteurs sur cette contractualisation. Ce nouveau contrat vous permet-il de mieux négocier votre production ? Avez-vous ressenti une amélioration sur les prix ? La visibilité financière que semble offrir sur 3 ans ce type de contrat vous permet-il d'investir ? Préférez-vous d'autres outils pour gérer les risques de volatilités ?
Merci d'avance pour vos réponses !
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tu as donné la réponse en même temps que la question !!!
tu contractualises mais au prix dicté par l'acheteur !!! dit toi bien que l'agriculture est le seul secteur où ce n'est pas le vendeur qui facture, mais l'acheteur. contractualiser ne change rien au problème.
légiférer, pourquoi pas. mais les acheteur irons ailleurs !!!
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Merci pour votre réponse. Dans mon second paragraphe j'ai essayé de résumer la situation qui a amené le législateur à instaurer un nouveau type de contrat afin de rééquilibrer le pouvoir de négociation. J'ai une intuition concernant un impact limité de ce dispositif, mais je dois encore le prouver ! Comme je l'ai écrit, l'obligation contractuelle a été mise en place en 2011 à travers la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche qui rend obligatoires les contrats écrits entre l'acheteur et le producteur pour une durée de 3 ans. Ce contrat doit stipuler entre autres: les modalités de détermination du prix, les volumes, etc. Je m'intéresse à l'impact de cette loi de 2011 sur le prix. Votre remarque est intéressante en rappelant que "les acheteurs iront ailleurs". En effet, les lois nationales ont leurs limites quand les marchandises se jouent des frontières. Il y a donc effectivement une mise en concurrence des agriculteurs au niveau mondial qui participe à ce déséquilibre du pouvoir de négociation entre les distributeurs et les agriculteurs. Néanmoins, c'est autre sujet. Je souhaite me concentrer sur les effets de la loi de 2011 sur le pouvoir de négociation et donc du prix.
Dernière modification par ilyas (14/02/2017 00:10:46)
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D'une certaine manière j'aimerais savoir si cette loi a eu un impact positif pour les agriculteurs ou si ce n'était que du vent... C'est pour cette raison que j'aimerais savoir si cette loi a changé quelque chose pour vous dans la relation avec votre acheteur et si cela s'est traduit pour un changement des prix. J'ai encore beaucoup de données à récolter mais je veux connaître l'avis des premiers concernés afin de mieux appréhender le problème.
Dernière modification par ilyas (14/02/2017 00:17:43)
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pf , en légumes , c est bidon , c est juste un papier qui stipule que je travaille avec tel grossiste ou tel autre , il n y a aucune mention concernant le volume et le prix.
tout marche au chantage en fait , si je suis trop cher , ils n hésitent pas a se servir ailleurs , du moment qu ils te prennent 1 sac de patates pour la saison , pour eux le contrat est valable.
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c'est bien ce que l'on dit tous, cette lois n'a eu aucun effet, je ait des betteraves sucrières, on est arrivé à la fin des quotas aujourd'hui elle m'est payé 25€/tonne mais on m'a pas demandé mon avis !!!! il y a 20 ans, mon père touchais l'équivalent de 45€/tonnes.
Aujourd'hui à 80tonnes de moyenne je sort 2000€/ha à ça faut retirer l'arrachage, 300€, la semence 280€, les phyto pour 800/900€ environ et la façon culturale 150€ par ce que je ne met pas mon temps. bref tu retire 1700€ y reste 300€/ha brute soit 4€/tonnes.
Arvalis à fait une étude en intégrant bcp plus de paramètre, elle arrive à un gain d'1€/tonne produite, ça fait pas lourd. Donc la contractualisation, ça ne marche pas !!!! et je n'imagine même pas ce que ça doit être pour un éleveur avec une denrée périssable comme le lait !!!! tu n'as pas de choix.
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